Le futur du tourisme se trouve-t-il dans l’espace ?

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L’espace, étendue infinie qui domine notre quotidien, représente un panel d’expériences dans lesquelles les curiosités astrales et les rencontres stellaires pourraient remplir des vies entières de découvertes. Depuis des millénaires, les hommes fantasment sur cet environnement hors de portée. Et aujourd’hui, nous sommes proches de l’accès au tourisme dans l’espace. Une destination qui émerge, entrainant dans sa course la vision d’une conquête spatiale souvent rêvée et imaginaire. 

 

 

L’astro-tourisme ou la genèse du tourisme spatiale 

De tout temps, notre projection dans l’espace s’est matérialisée par l’observation. Le but était de comprendre toutes les manifestations astrales qui se déroulaient au-dessus de notre monde. Puisque, pour la majorité d’entre nous, voyager dans l’inconnu n’est guère envisageable, nous essayons de reconnaître ce que nous percevons depuis la Terre. Chasseurs d’éclipses ou explorateurs d’étoiles lointaines, ce tourisme suscite un énorme intérêt. Et certains phénomènes éphémères donnent une dimension rare sur l’enrichissement de l’expérience vécue. En ce sens, l’astro-tourisme est le commencement d’un imaginaire de tourisme spatial de masse grâce auquel les hommes se projettent dans le futur. 

Le fantasme populaire du tourisme spatial

Dans notre incapacité à nous propulser au-delà de la terre, notre inconscient collectif a imaginé des expéditions spatiales fictives ou fantaisistes. Que ce soit dans le cinéma ou la littérature, la culture populaire n’a eu de cesse de façonner des univers où la conquête spatiale était le centre d’intérêt. Comme souvent, ce tourisme spatial sous couvert de conquête à plus grande envergure, est représenté comme une réponse à des problèmes sociopolitiques. Le tourisme spatial, tel qu’il est initié aujourd’hui va radicalement dans ce sens. Car si le voyage sur terre a pour but de s’évader du quotidien, le tourisme spatial devient, pour ses inventeurs, une étape pour s’évader face aux limites de plus en plus importantes de notre société. Et ainsi, préparer des colonisations hors de la terre ou la mise en place de stations orbitales habitables à grande échelle. 

Les initiatives privées pour le tourisme spatial 

Les agences spatiales gouvernementales effectuent des missions dans l’espace dont les seules motivations sont scientifiques ou coloniales. La NASA, par exemple, reste très frileuse sur le fait de commercialiser du tourisme spatial. Pour cette raison, des entreprises privées ont alors saisi cette opportunité. Des projets portés par des hommes d’affaires milliardaires ont donné naissance à une concurrence pesant des centaines de millions de dollars. Ces initiatives privées renforcent régulièrement l’actualité du tourisme spatial. Cependant, il ne reste réservé qu’à des élites. En effet, les vols vers l’espace sont extrêmement coûteux. 

Dès lors, une autre manière moins coûteuse de faire du tourisme spatial pourrait, au cours des prochaines années, attirer un grand nombre de candidats. Appelé le lancement suborbital, le principe est d’élever la fusée à la limite de l’espace et de redescendre sur terre. L’objectif est de faire vivre aux passagers une expérience en apesanteur et leur offrir un panorama unique. Ces lancements suborbitaux sont plus abordables qu’un voyage dans l’espace, même si le coût n’en reste pas moindre. En effet, ce genre d’expédition spatiale se négocie pour plusieurs centaines de milliers de dollars. 

L’histoire de cette nouvelle forme de tourisme débute dans les années 90, où des entrepreneurs se sont intéressés à cette idée. À cette époque, le coût et les difficultés rencontrées pouvaient uniquement être supportés par les agences spatiales nationales. En effet, seules ces dernières exploraient l’espace. Par la suite, trois entreprises se sont alors imposées comme les précurseurs du tourisme spatial : Virgin Galactic, Blue Origin et SpaceX, appartenant respectivement à Richard Branson, Jeff Bezos et Elon Musk.

Les conquérants du tourisme dans l’espace 

C’est Richard Branson, milliardaire britannique qui a inauguré le 11 juillet 2021 le premier vol suborbital à bord de son vaisseau Virgin Galactic. Marquant alors de son nom les débuts de la conquête du tourisme spatial. Il devance d’ailleurs de quelques jours Jeff Bezos, patron d’Amazon qui, le 20 juillet 2021 effectue un vol à bord de sa fusée New Shepard, avec 3 autres membres d’équipages. Un vol historique car non piloté et entièrement civil. 

Le tourisme spatial est donc bien en marche. Constitue-t-il pour autant le futur du tourisme ? À en croire la longue liste d’attente pour réserver les places sur les prochains vols, ça y ressemble fortement. Toutefois, nous n’en sommes encore qu’aux prémices car seulement accessible à des personnes en capacité de débourser une somme astronomique pour quelques minutes de vol. 

La démocratisation du vol dans l’espace et des vols suborbitaux reste cependant un objectif réel, avec en toile de fond la conquête spatiale et la colonisation de terres inconnues. Il est donc fort probable que ce type de tourisme prenne de l’importance dans les décennies qui suivront 

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