La notion de permaculture émerge comme une nouvelle mode, or, et bien au contraire, elle est en réalité une philosophie très ancienne. Son principe fondamental s’enracine dans le respect de la nature qui satisfait les besoins humains, sans surconsommation et avec une redistribution des surplus.

Pourquoi l’agriculture actuelle doit-elle changer ?

La question sanitaire est un des enjeux principaux. En effet, l’agriculture conventionnelle est à l’origine d’une pollution importante dans la mesure où elle utilise les énergies fossiles. En outre, engrais chimiques et pesticides sont largement utilisés avec des résultats reconnus comme néfastes sur la santé des agriculteurs, des consommateurs mais également sur la biodiversité. De nombreux biotopes et espèces (oiseaux, insectes, poissons…) sont sur la liste rouge en plus d’un appauvrissement des sols résultant de l’agriculture intensive.

À quel moment est apparue la permaculture ?

C’est un agriculteur japonais, M. Fukuka, qui a réinventé cette méthode de l’agriculture naturelle et vers 1970 deux australiens (Mollison et Holmgren) ont théorisé celle-ci en lui donnant le nom de permaculture (permanent agriculture). Celle-ci présente plusieurs caractéristiques : durable, autosuffisante, résiliente et adaptée à chaque environnement naturel. La permaculture n’est absolument pas statique.

Comment fonctionne la permaculture ?

 

Elle s’inscrit dans la valorisation de la diversité d’un lieu, ce qui signifie l’utilisation du relief et de la biodiversité. Les buttes notamment deviennent des surfaces à cultiver et dans les différentes parties d’un espace qu’on veut valoriser, on peut créer des microclimats permettant le développement de différents végétaux. Dans la mesure où on pense le milieu local comme un ensemble, on utilise tout ce qui le caractérise comme par exemple le relief ou les pentes qui peuvent aider à récupérer les eaux de ruissellement. Le principe de la durabilité ou pérennité entraîne l’optimisation naturelle de tout ce que peut offrir la nature. Les plantes nourrissent mais possèdent également des vertus thérapeutiques : par exemple, un arbre offre l’ombre nécessaire à un arbuste trop ensoleillé, l’eau et les déchets constituent des sources d’énergie cumulables, … La permaculture ne recourt qu’à des méthodes éthiques dans un respect absolu de la nature. Ce qui entraîne notamment l’usage exclusif d’engrais verts et de répulsifs naturels.

Peut-on réellement nourrir l’humanité avec la permaculture ?

 

Si on part du fait qu’un milliard des êtres humains souffrent de la faim, il est légitime de constater que l’agriculture traditionnelle a échoué. La permaculture a toujours été pratiquée par les sociétés plus archaïques où les sources d’énergie fossile ne sont pas accessibles. Elle est praticable même sur les petites surfaces et tous les reliefs. En outre, elle se fonde sur la production locale et supprime toute forme de gaspillage, ce qui reste est distribué.

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