jardin de pluie

Les jardins de pluie

Nicolas Hullmann
Date de publication: janvier 21, 2022

…ou l’art de capter, canaliser et valoriser les eaux pluviales. C’est une dépression plantée, créée pour récupérer l’excès d’eau de ruissellement d’une maison, d’un bâtiment ou de son environnement plus ou moins imperméable. 

Limiter le risque d’innondation

En milieu urbain, le jardin de pluie permet de réduire considérablement les quantités d’eau de ruissellement envoyées au réseau unitaire d’assainissement, ce qui diminue le risque d’inondation par débordement des égouts. 

Certains bassins sont dits « secs » dans la mesure où ils s’assèchent dans les périodes de faibles pluies. Leur partie basse, sèche une partie de l’année, peut alors être employée comme espace de détente. Les plantes de ce jardin doivent donc être capables de supporter des conditions très variables, allant d’une sécheresse prolongée à une inondation. 

Un intérêt grandissant

Dans le sud-est de la France, « les épisodes méditerranéens » ne datent pas d’hier. Ils étaient atténués par les cultures en terrasses offrant des terrains plats qui laissaient aux pluies le temps de s’infiltrer ; par des rues en calades (constituées de galets) qui ralentissaient les coulées d’eau en descente et favorisaient l’infiltration ; par des zones d’expansion des crues qui permettaient de limiter le débordement des eaux d’une rivière, leur laissant du temps pour pénétrer le sol ou pour retourner dans le lit principal à la fin de la crue. Malheureusement, les modifications urbaines ont privilégié la bétonisation…. Mais aujourd’hui, la pensée évolue vers une gestion naturelle, écologique de ces conséquences d’évènements climatiques, et les jardins de pluie connaissent un intérêt grandissant. 

Des espaces de fraîcheur

Utiles et esthétiques, ces jardins sont envisageables aussi bien dans une propriété privée que dans l’espace public. D’autant plus qu’ils ont d’autres avantages comme de représenter des espaces de fraîcheur et de favoriser la biodiversité : de nombreuses espèces dont des amphibiens, insectes, oiseaux et petits mammifères en dépendent. 

Auteur de cet article

Nicolas Hullmann

Nicolas Hullmann

Né et élevé en Provence, entre Marseille et un petit village de la région, j'ai développé très tôt un attachement profond pour ce territoire et ses habitants. Diplômé d'un Master 2 en Économie et Gestion de la faculté d'Aix-en-Provence (2018), je nourris une curiosité insatiable pour l'histoire, la science et les mécanismes qui façonnent notre quotidien. Ce sont ces passions qui m'animent aujourd'hui dans mon travail au sein de Vivre sa Région. Comme directeur de la publication, mon objectif est simple : vous proposer des contenus qui apportent une vraie valeur, que ce soit dans nos pages papier ou sur le web. J'aime raconter les histoires qui font battre le cœur de notre région et mettre en lumière ceux qui la font vivre.

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