voiture autonome

La voiture 100% autonome est-elle vraiment pour demain ?

Nicolas Hullmann

Promise pour 2020 par des titans de l’industrie automobile comme Tesla et Renault il y a quelques années, la voiture totalement autonome est finalement restée au stade du mythe. Ce véhicule qui ne nécessiterait à aucun moment la participation du conducteur se situe au niveau 5 de l’autonomie. Et là, tous les experts sont unanimes : la voiture autonome, ce n’est pas pour demain. En l’occurence, des acteurs importants du secteur automobiles comme les PDG de Ford, Volvo ou encore PSA considèrent comme irresponsable la circulation de véhicules sans conducteurs. 

 

La complexité des situations quotidiennes

Il s’avère que l’intelligence artificielle se fonde sur un nombre très élevé de données concernant la circulation des véhicules. Le problème concerne les situations inhabituelles (météo, comportement imprévu d’un piéton ou d’un cycliste…), qui sont par nature plus rares et donc figureront en moins grand nombre dans la banque de données. Le véhicule autonome ne pourra donc pas réagir d’une manière adéquate. Or, c’est justement ces situations qui suscitent l’intérêt et pourraient permettre à la voiture autonome d’éviter les accidents qui en résulteraient. L’être humain, lui, peut capter ces imprévus aléatoires et réagir à temps. Un simple regard sur les côtés de la route permet parfois d’éviter un grave accident. 

On peut ajouter à cela une complexité de la circulation due à de nouvelles formes de mobilité comme la trottinette ou le solowheel… Elles transforment la voie publique en un véritable échiquier dont la prévisibilité est quasiment nulle. 

Une autre raison plus commerciale est avancée pour ne pas mettre sur le marché une voiture autonome. Si une voiture autonome était impliquée dans un accident, l’impact sur les médias serait immédiat et probablement irréversible alors même que la conduite autonome est considérée comme extrêmement sûre. 

Quelles conclusions en tirer sur le plan pratique ? Même si nous sommes loin du niveau 5 de l’autonomie évoqué, de nombreuses évolutions positives sont apparues. Les constructeurs automobiles se dirigent vers plus d’autonomie mais le désengagement total du conducteur n’est pas souhaitable dans l’état actuel de la technologie automobile. 

Nicolas Hullmann

Nicolas Hullmann

Né et élevé en Provence, entre Marseille et un petit village de la région, j'ai développé très tôt un attachement profond pour ce territoire et ses habitants. Diplômé d'un Master 2 en Économie et Gestion de la faculté d'Aix-en-Provence (2018), je nourris une curiosité insatiable pour l'histoire, la science et les mécanismes qui façonnent notre quotidien. Ce sont ces passions qui m'animent aujourd'hui dans mon travail au sein de Vivre sa Région. Comme directeur de la publication, mon objectif est simple : vous proposer des contenus qui apportent une vraie valeur, que ce soit dans nos pages papier ou sur le web. J'aime raconter les histoires qui font battre le cœur de notre région et mettre en lumière ceux qui la font vivre.

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