Avion et écologie sont-ils compatibles

Avion et écologie sont-ils compatibles ?

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L’avion est le moyen de transport le plus confortable et le plus rapide pour effectuer de longs trajets. Son usage pour les destinations de proximité (vols intérieurs) a tendance à se développer, avec un impact environnemental non négligeable. Aujourd’hui, le mouvement suédois « FlygSkam » (sentiment de culpabilité à prendre l’avion) fait réfléchir les particuliers, notamment la jeune génération. Mais alors, avion et écologie sont-ils compatibles ? 

 

Quelques chiffres sur l’usage de l’avion et son impact environnemental

Actuellement, 10 % de la population mondiale seulement a recours à ce mode de déplacement. Pourtant, le transport aérien est responsable de 2 à 3 % des émissions globales et de 14 % de la pollution dans le domaine du transport. Ainsi, avion et écologie serait compatible en le sens où ce dernier ne semble pas polluer plus que les autres moyens de transport.

Cependant, si aucune mesure n’est appliquée, le nombre d’utilisateurs va augmenter au cours des prochaines années. Selon les estimations des experts, 8.2 milliards de passagers prendront l’avion en 2037, contre 4.1 milliards en 2018, soit le double en l’espace de deux décennies. Évidemment, avec 40 000 avions en circulation, le taux d’émission va également s’accroître d’une manière excessive.

Des suggestions de mesures pour limiter les vols

Si la question « doit-on renoncer à prendre l’avion en faveur de l’écologie ? » a suscité un long débat, la plupart des personnes qui ont donné leur avis s’accordent sur un fait : les vols internes ne sont pas indispensables, pourtant ils représentent 36 % des déplacements par avion dans le monde. En effet, il existe d’autres moyens de transport qui permettent d’effectuer ces trajets.

Les motifs de voyages attirent également l’attention : en 2017, une étude a révélé que 48 % des Français prennent l’avion pour les vacances. Les déplacements professionnels représentent 25 % des voyages. Les visites aux proches ou amis en avion ne s’élèvent qu’à 21 %. S’il y a moins de déplacements en avion pour les loisirs, nous assistons déjà à une bonne réduction du taux d’émission polluante.

De plus en plus de particuliers sont prêts à changer leurs habitudes pour préserver l’écologie et pour limiter l’émission de gaz à effet de serre. Cependant, cela ne signifie pas qu’il faut boycotter l’avion. Les suggestions pour allier confort, plaisir et éthique écologique se multiplient. Entre autres, il faudrait privilégier d’autres moyens de transport pour les voyages de moins de 800 km. La mise en place de taxes plus élevées devrait freiner l’engouement pour l’avion. Peut-être que des alternatives moins polluantes verront bientôt le jour.

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