Vous accueille à Saint-Paul-de-Vence, sur la Côte d'Azur.
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Grands formats à l’acrylique, chacun né d’un moment unique, sans retouche.
La terre, l’eau, le feu, et une série en blanc, noir et or.
Des toiles référencées par un expert en cotation.
Découvrir les œuvres sur place, sur rendez-vous.
Choisir et acquérir une toile, sur rendez-vous.
Photographié sur place
Elle n’a jamais suivi le moindre cours, non pas par négligence mais par précaution, parce qu’elle tenait à ce que personne ne vienne jamais s’installer entre son regard et sa main.
Il y a d’abord eu le dessin, depuis l’enfance, cette manière bien à elle de regarder le monde en le redessinant, avant que la peinture n’arrive en 2000 et qu’elle n’adopte très vite le couteau, qui allait devenir sa signature. Une lame, de la matière et un geste qui ne se corrige pas : le couteau ne pardonne rien à l’hésitation, puisqu’il pose et tranche dans le même mouvement, dont il laisse voir toute l’épaisseur.
Ses premières années sont provençales, faites de champs, de décors et de lumières du Sud, des paysages qu’elle travaille en relief, presque en les sculptant, et où la couleur se dépose en volumes plutôt qu’en aplats. Autodidacte par choix, elle refuse l’apprentissage académique pour préserver ce qui lui appartient en propre, une façon de faire qu’aucun professeur ne viendra corriger.
Le public, lui, a suivi : pendant des années, ses toiles ont été exposées dans les galeries de Saint-Paul-de-Vence, l’un des hauts lieux de l’art sur la Côte d’Azur, où des centaines d’œuvres ont trouvé preneur.
Puis le marché a changé : les galeries ont quitté Saint-Paul-de-Vence pour Villefranche-sur-Mer, emmenant avec elles une clientèle nouvelle, celle des croisiéristes et des acheteurs de passage, contraints par le budget autant que par la valise. Il fallait désormais faire petit, alors que le couteau, lui, réclame de la surface pour déployer la matière et du champ pour que le geste ait lieu.
Plutôt que de rétrécir son travail, Agnès Séguran a préféré s’arrêter. S’ouvre alors une longue parenthèse consacrée au développement personnel, entre parcours de l’âme, approches holistiques et exploration des états de conscience, un chemin qu’elle décrit comme un travail d’émancipation : revenir en arrière non pour s’y attarder, mais pour dénouer ce qui empêche d’avancer et se libérer des héritages, des mémoires et de tout ce qui se transmet sans qu’on l’ait choisi. Cela demande, dit-elle, une certaine dose de courage.
Mais la peinture lui manquait, et le déclic est venu d’une rencontre : un expert en cotation à qui elle montre ses toiles l’encourage à s’engager dans l’abstraction et lui attribue une cote, soit l’autorisation qu’elle attendait sans le savoir.
Restait alors une évidence : et si les deux chemins n’en faisaient qu’un ?
Sa méthode tient en peu de choses : quelques couleurs choisies avant de commencer, puis l’entrée dans un état de conscience modifié, une forme de présence où le mental s’endort pour laisser place à l’émotion. Elle ne revient jamais sur la toile ensuite, car ce qui a été posé doit rester ainsi pour refléter l’énergie du moment et conserver sa spontanéité.
Peindre sans intention, laisser l’inconscient trouver sa forme : il en résulte des œuvres profondément singulières, puisque chacune naît d’un moment qui ne se reproduira pas. Il lui arrive de travailler par séries, autour des éléments — la terre, l’eau, le feu —, mais l’essentiel se joue toujours dans l’instant.
Ce qu’en disent ceux qui les regardent revient souvent : une énergie perçue, une vibration apaisante et équilibrée. Qu’une toile résonne chez l’un et laisse l’autre indifférent lui convient très bien, tant chaque rencontre avec une œuvre demeure une expérience strictement personnelle, et s’il ne fallait formuler qu’un souhait, il tiendrait en une phrase : que la peinture déclenche quelque chose, ouvre une porte, aide à se sentir un peu plus juste dans sa vie.
Œuvres cotées. Visite d’atelier et acquisition sur rendez-vous.
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