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LE RÉCIT DE LA PROVENCE RACONTÉ PAR L’ARCHITECTURE

En architecture, la couleur est un élément central qui peut modifier l’appréciation des volumes ou encore la composition des façades pour ponctuer un effet plutôt qu’un autre. Toutefois, l’historique de notre architecture provençale rurale nous permet de constater l’harmonie flagrante entre les couleurs de nos bâtisses historiques et leur environnement. Et cela s’explique pour plusieurs raisons.

Premièrement, ceci est dû au fait que la plupart des matériaux qui constituent ces habitats sont pris sur le site lui-même. De plus, il y a une réelle volonté des propriétaires d’intégrer au mieux le bâti dans son environnement. Pour ce faire, ils vont jusqu’à opérer un certain mimétisme entre l’objet et son support au point qu’à une certaine distance, il devient difficile de distinguer l’un de l’autre. Dans cette recherche d’une certaine harmonie, l’enduit extérieur joue un rôle essentiel puisqu’il couvre entre 60 et 70% du volume du bâti. Aussi, en Provence, les tons ocres, terre de sienne et rosés dominent.

Les colorations sont dues au sable qui provient du site de construction et qui était tres souvent du sable de mine ou de terre. Pour renforcer l’adhérence du mortier, des fragments de tuile étaient ajoutées au mélange jusqu’au 18ème siècle. Et c’est à partir de cette méthode qu’est née cette teinte rosée typique des façades Provençales. Teinte qui a contribué au renfort de l’unicité de chaque bâtisse car aucune coloration n’est identique car propre à son environnement et aux hommes qui ont érigé ces habitats vernaculaires.